| Interprétation de thèmes par la méthode astro-psychologique et psychanalytique | ![]() |
par Hubert BREGENT ancien élève de l'École Supérieure d'Astrologie de Paris |
|
Jacques BREL |
| sa biographie
|
![]() |
ses astralités
|
|
I - Sa vie et son œuvre :
Il a été élevé dans une famille flamande bourgeoise et catholique dans laquelle il se sent parfois étranger. Plus tard, en parlant de sa famille, il dira "Je les regardais et je me demandais si réellement, ils étaient aussi cons que ça". Elève rêveur, chahuteur, bon en français, mauvais en flamand, sa scolarité ne sera pas brillante. Il est louveteau dans un mouvement catholique libéral dont le journal a pour titre : "Le Grand Feu" avec le projet de rassembler les jeunes dans "la fraternité et la solidarité contre le matérialiste ambiant". Il s'accroche avec son père car il ne veut pas travailler à la cartonnerie familiale dans laquelle il se retrouvera quand même malgré lui après l'échec de ses études. Le 1er juin 1948, pour échapper à la cartonnerie, il devance l'appel et va faire son service militaire à Bruxelles. Le 1er juin 1950, il épouse son amie Thérèse Michielsen dite "Miche". En 1952, il manifeste le désir de devenir chanteur et se lance d'abord en Belgique puis, en 1953, en France. Il démarre avec un répertoire de patronage qui parle de Dieu, de la charité et de la fraternité qui déplait dans le milieu du show-biz français. Alors, influencé par le milieu ambiant, il chante alors le Diable, l'Ange déchu et la haine. En octobre 1954, il fait une tournée en Algérie et obtient un gros succès, malgré la mauvaise ambiance dans son équipe, à la mentalité gauchiste, qui n'aime guère les militaires et les "Pieds-noirs". A son retour, il chante pour les organisations chrétiennes et Brassens en ironisant, l'appelle "l'abbé Brel". Déjà, il semble douter de sa capacité à aimer en composant les strophes : "L'amour est mort, vive la haine. Et toi, matériel déclassé va-t'en donc accrocher ta peine au musée des amours ratées". Ou bien, "ma vie n'est pas heureuse pour la bonne raison qu'on n'a jamais trouvé la définition du bonheur". Plus tard, il dira "Les amours... je n'y comprends rien… je ne sais pas exactement ce que c'est". Brel est franc et direct. Il aime les discussions avec les copains, refaire le monde et les plaisanteries de corps de garde.
En janvier 1964, son père meurt et en mars, c'est sa mère. Le 15 octobre de la même année, il triomphe à l'Olympia, tourne sept films et fait des tournées en Israël et au Canada. Le 13 mai 1968, il participe à un défilé avec les étudiants en grève tout en disant : "Ca va foirer, c'est de la connerie". Il aimait les bistrots, même les plus crasseux. Un jour, lors d'une tournée en URSS, il tournait en rond car il n'y en avait pas un seul à Moscou. Revenu à son hôtel, il dû affronter l'œil inquisiteur de la gardienne d'étage, indicatrice du KGB qui devait signaler le comportement des étrangers. Brel a toujours été partagé entre la fierté et le regret d'être belge. En privé, il critique ses compatriotes trop conservateurs et en public, il est fier de sa belgitude. Il aime la compagnie d'hommes virils et déteste celle des drogués et des homosexuels. Un peu misogyne, fréquentant les bordels, ses relations avec les femmes sont ambiguës. Pour lui : "la femme, à la fois maman et putain est la première ennemie de l'homme". Idéaliste, donneur de leçons, il néglige les devoirs de base envers sa famille. Bien que marié et père de trois filles, il continue à partager le lit de sa femme tout en allant voir ailleurs. Et, lorsque sa femme se plaint de son absence chronique du foyer familial et conjugal, il lui répond : "Si tu n'es pas contente, tu n'as qu'à épouser un pharmacien". Lui qui aurait tant voulu avoir un fils est culpabilisé par le fait de n'avoir que des filles. Il aime ses enfants à sa manière, mais il les supporte mal. Brel à Paris, c'est le révolutionnaire anticonformiste qui admet que tout le monde peut forniquer avec tout le monde, tandis qu'à Bruxelles, il se conduit comme un pater familias très conformiste et très exigeant sur la discipline. La mode hippie le révulse et il refuse que sa fille Chantal porte des pantalons et devienne danseuse. Celui qui chantait: les bourgeois c'est comme les cochons… va s'enrichir et s'embourgeoiser, sans s'en rendre compte, avec appartements, avion, bateau. Lui qui prêche l'égalité, voyage en 1ère classe et ses musiciens en classe touriste. Ses filles le traitent alors de bourgeois et de capitaliste. Pour faire plaisir à ses enfants, il les invite à faire une croisière sur son bateau. Mais, le 1er juin 1974, à l'occasion d'une fête organisée par ses filles, l'ambiance est tendue et la fête tourne au désastre à cause d'une querelle de Chantal avec son père. Depuis son enfance, il est fragile des poumons et des voies respiratoires. En août 1974, on lui décèle un début de cancer du poumon et il est opéré le 16 novembre. Sa femme "Miche" dit qu'il a toujours été perturbé et très angoissé. Depuis très longtemps, Jacques Brel a mis en place un mécanisme autodestructeur sur le plan santé. Il fume trop, boit trop, ne dort pas assez et mange très mal. Le 22 décembre 1974, Jacques Brel, sa compagne Maddly Bamy, rencontrée lors d'un tournage en 1971, et sa fille France repartent en croisière. Mais en janvier 1975, à l'arrivée du bateau en Martinique, une nouvelle querelle éclate avec sa fille France qui quitte le bateau. En novembre 1975, il s'installe avec Maddly aux Marquises où il néglige les soins et les contrôles concernant l'évolution de son cancer. En 1976, il commence enfin, mais trop tard, à se soigner et supprime la bière et le tabac. La mort qui l'obsède depuis toujours est d'ailleurs présente dans beaucoup de ses chansons : La Mort, enregistré en 1959. Le Moribond, en 1961. Tango Funèbre, en 1964. Avec la chanson : "j'Arrive", enregistrée en 1968, il est question de chrysanthèmes et il parle du chariot qui portera son corps dans une caisse de bois. Enfin dans : Mourir pour mourir, il dit… que ce soit entre le cul des filles et le cul des bouteilles. Cette mort vient le chercher le 9 octobre 1978 à Paris. Il est enterré aux Iles Marquises à quelques tombes de Paul Gauguin. |
|
II - Son thème astral :
Jacques Brel Sources : L'Astrologue n° 84 et le Dictionnaire Pratique d'Astrologie de Catherine Aubier - MA – Edition.
Logiciel PULSAR - Christian Lamargot Arrangement : H. Brégent |
|
III
-
Ses astralités :
Nous allons commencer par brosser le portrait du Jacques Brel chanteur anticonformiste, libertaire et militant :
Avec son Ascendant (Asc), la 1° branche de son caractère, dans le signe du Verseau, nous avons l'uranien type, un homme très indépendant, le révolutionnaire altruiste et humaniste qui veut changer le monde.
Cet Asc Verseau fait un sextile à Uranus, 1° maître de l'Asc, 2° branche de son caractère, conjoint à Mercure au Bélier. D'une part, les deux parties de son Moi en BA indiquent une cohésion au niveau de sa personnalité. Il en aura besoin pour contrer un terrible complexe d'infériorité que nous verrons plus loin.
D'autre part, Par la conjonction de son "Moi uranien" du Bélier à Mercure, planète de l'expression c'est le militant révolutionnaire actif par la parole et l'expression. C'est également un "Complexe de Prométhée" de celui qui se donne, comme tous les uraniens, la mission de communiquer, "Sa propre vision de la Vérité" à l'humanité.
Et, par la conjonction de ce Mercure du Bélier à la Lune en I aux Poissons son esprit militant, altruiste et humaniste se combine avec une notion de dévouement. C'est l'abbé Brel, le prêcheur de bons sentiments qui parle de Dieu, de la charité et de la fraternité.
Sa réussite sociale et professionnelle dans la branche artistique et le vedettariat :
Le Soleil également au Bélier en conjonction à Uranus, maître de l'Asc, le pousse à briller, rayonner et à devenir un homme important.
C'est ainsi que ce "Moi uranien" chauffé à blanc par les rayons solaires, conjoint à Mercure, l'expression font des trigones au MC Sagittaire. C'est la raison de sa brillante réussite sociale et professionnelle lié à l'expression de ses sentiments libertaires.
Le carré de son Soleil à Mars explique bien ses accrochages avec son père. Vénus, l'art, la chanson dans le signe du Taureau de la gorge se trouve dans son secteur II des finances indiquant qu'il va gagner son argent par l'art, le vedettariat sur le plan professionnel du fait que Vénus est conjointe à Jupiter, maître du secteur X.
Cette même Vénus, l'art, la chanson reçoit un trigone de Neptune qui lui donne une grande intuition poétique au niveau artistique. Sur un autre plan, Neptune en VII au Lion c'est aussi son 'Aura" auprès des autres et des spectateurs.
Cette même Vénus encore, reçoit aussi un trigone de Saturne au Capricorne en XI. C'est une garantie de sérieux, de sens des responsabilité et de durabilité dans l'exercice de son art, s'il avait vécu.
Nous avons vu ci-dessus, le Jacques Brel anticonformiste, révolutionnaire et libertaire avec sa structure uranienne. Nous allons voir maintenant le Jacques Brel conservateur puritain et un peu rigoriste avec sa structure saturnienne :
Saturne, 2° maître de l'Asc Verseau, 3° branche de son caractère, se trouve dans le signe de rigueur et très conservateur du Capricorne. C'est de ce fait un pur saturnien qui a le sens des responsabilités, de la persévérance et qui est capable de calme et de sang froid pour calmer un peu les ardeurs et discipliner le chaud uranien du Bélier.
Saturne au Capricorne et en XI est également très favorable pour avoir des amis fidèles, solides et pour les garder longtemps.
Saturne, maître de l'Asc reçoit un trigone de Neptune en VII au Lion. C'est son côté mystique, religieux et croyant pendant son enfance et son adolescence. C'est aussi son dévouement sur le plan social envers la société et au niveau de son couple.
Cet aspect saturnien de sa personne c'est encore son côté puritain, il ne voulait pas que sa fille porte des pantalons et devienne danseuse.
Son complexe d'infériorité à l'origine de ses contradictions au niveau caractériel :
Uranus, maître de l'Asc libertaire du Verseau, 2° branche de son caractère, Uranus, le besoin d'indépendance, de liberté, Uranus, la nervosité est dans le signe de feu, très extraverti et à primarité de réaction du Bélier d'où, il se trouve au carré de Saturne, 3° branche de son caractère, dans le signe très introverti et à secondarité de réaction du Capricorne.
Les deux parties de son Moi sont en dysfonctionnement, déphasées, en conflit l'une avec l'autre. C'est son ambivalence, son passage personnel en parfait déséquilibre de la position du libertaire à celle du parfait puritain. A Paris, il disait que tout le monde peut forniquer avec tout le monde tandis qu'à Bruxelles, c'était le "Pater familias" très a cheval sur la discipline avec ses enfants qui ne voulait pas que sa fille porte des pantalons et devienne danseuse.
Nous voyons aussi la contradiction interne qui existe entre le Jacques Brel uranien, altruiste et humaniste du Verseau qui prêchait la "la fraternité et la solidarité contre le matérialiste ambiant et le Jacques Brel qui chantait : les bourgeois c'est comme les cochons…et qui va, sans s'en rendre compte, lui-même s'enrichir et s'embourgeoiser avec appartements, avion, bateau. Nous allons voir celui qui prêchait "l'égalité", voyager en 1° classe et ses musiciens en classe touriste. A tel point que ses filles vont le traiter de bourgeois et de capitaliste.
Evidemment, avec un Asc dans le signe de l'espace et très céleste du Verseau qui n'a rien à faire avec les biens terrestres et avec Mercure l'esprit conjoint à Uranus, il prêche la fraternité humaine, l'altruisme, l'humanisme et le désintéressement.
Seulement voilà, avec le carré de cette polarité uranienne qui prêche le désintéressement à une polarité Taureau - secteur II, laquelle, désire s'enrichir et acquérir des biens matériels, il y a un sérieux problème de cohésion interne. En effet, Vénus dans le signe très matérialiste du Taureau et dans le secteur II des finances, désire elle, s'enrichir. De plus, Jupiter également dans le signe matérialiste du Taureau désire plus que tout une expansion sur le plan matériel.
C'est ainsi que le Jacques Brel désintéressé et altruiste va se trouver en conflit avec le Jacques Brel devenu un bourgeois et un possédant.
Il porte également en lui, des complexes d'angoisse, d'anxiété qui vont lui empoisonner l'existence, le mettre encore très mal à l'intérieur de lui-même, le mettre en porte-à-faux lorsqu'il lui faudra obligatoirement faire face aux évènements désagréables de la vie. Le complexe d'angoisse et d'anxiété qui ouvre sur la névrose est le pire de tout. C'est un virus psychologique qui déstructure et démolit l'individu de l'intérieur
Saturne, planète de l'angoisse, de l'anxiété, du blocage, des ralentissements et des risques d'échecs s'attaque par un carré au "Moi uranien" du Bélier et à Mercure son esprit qu'il rend pessimiste.
Le carré de ce Saturne à Mercure conjoint à Uranus, qui lui donne un esprit rigide et paranoïde est probablement responsable de ses mauvaises études dans sa jeunesse.
Pluton, planète de l'angoisse, de l'anxiété et du syndrome d'échec s'attaque aussi par un carré au Soleil, la volonté de briller et de rayonner au niveau supérieur de l'existence.
Ces complexes d'angoisse et d'anxiété que nous venons de voir se doublent indirectement d'un solide "Complexe Mortifère". Or, la mort était souvent présente dans les paroles de ses chansons. Exemples : La Mort, enregistré en 1959. Le Moribond, enregistré en 1961. Tango Funèbre, en 1964. Avec la chanson "Jarrive", enregistrée en 1968, il est question de chrysanthèmes et il parle du chariot qui portera son corps dans une caisse de bois. Enfin dans "Mourir pour mourir", il dit…que ce soit entre le cul des filles et le cul des bouteilles.
Le complexe mortifère se matérialise dans son thème par le fait que son "Moi uranien" du Bélier reçoit d'un côté un carré de Saturne le 1° croque-mort et de l'autre, il est conjoint à un Soleil qui reçoit lui, un carré de Pluton, le 2° croque-mort. De ce fait, son "Moi uranien" est contaminé par l'intermédiaire du soleil d'un virus plutonien.
Nous retrouverons ce fameux "Complexe Mortifère" à la fin de l'exposé lors des transits de son décès, le 8 octobre 1978.
Heureusement pour lui, qu'il a dans son thème des configurations astrales qui vont lui permettre de dépasser ses complexes d'angoisse, d'anxiété et d'infériorité.
Il a un sextile de Jupiter, le maître de X au Taureau en III, à Mars au Cancer en V. C'est un complexe de supériorité et de courage qui permet une réussite sociale, professionnel et matérielle dans le spectacle et le show-biz.
Avec le carré de Jupiter au Taureau, maître de X en III, à l'Asc Verseau, il a en plus, un complexe de "Supériorité surdosé" et de vedettariat qui va le pousser à s'élever au dessus du commun.
Mais alors, comment peuvent donc cohabiter et fonctionner ensemble, dans le psychisme d'un même individu, des sentiments aussi contradictoires qu'un complexe d'infériorité, un complexe d'angoisse et d'anxiété avec un complexe de supériorité surdosé et de vedettariat ?
En réalité, ces données contradictoires vont finir par s'équilibrer, l'une va compenser l'autre et il va retrouver ainsi son équilibre.
D'un côté, le complexe de supériorité surdosé, qui représente un besoin maladif de se mettre en vedette parfois à la limite de l'exhibitionnisme, va en fait combattre, effacer et neutraliser les effets de l'infériorité, qui tend à le diminuer en lui donnant ainsi une meilleure confiance en lui.
De l'autre côté, l'infériorité va compenser et supprimer les excès de la supériorité surdosé et du vedettariat à la limite de l'exhibitionnisme en ramenant l'ensemble à la dimension d'un complexe de supériorité et de vedettariat se situant dans la normalité.
Sa vie affective dans le couple :
Pourtant, avec Saturne, son maître de l'Asc au trigone avec Vénus, on aurait pu penser à une certaine fidélité dans le couple ? Or, la fidélité n'était pas au rendez-vous. Par contre, il est toujours resté marié avec sa femme dont, il a fait sa légataire universelle, Vénus au Taureau en II étant ici maître du secteur VIII des héritages et de l'argent venant de la mort. Avec sa Vénus au Taureau, il cherchait un amour solide et stable. Et avec sa Vénus au trigone de Neptune en VII, il cultivait en lui-même des sentiments romanesques avec une tendance à rechercher inconsciemment l'amour idéal avec un grand "A".
Malheureusement avec le trop triste et célèbre "Complexe d'orphelinat et de frustration affective", Jacques Brel n'arrivera jamais à aimer et à être aimé comme, il le recherche désespérément au fond de lui-même. Il l'avoue d'ailleurs : "Ma vie n'est pas heureuse pour la bonne raison qu'on n'a jamais trouvé la définition du bonheur". Ou encore : "Les amours ?... je n'y comprend rien… je ne sais pas exactement ce que c'est".
Ce complexe de sevrage difficile à porter, qui remonte souvent de la petite enfance et perdure à l'âge adulte, se traduit par le carré de Saturne, la frustration, la froideur, au Capricorne, à la Lune, planète affective dans le signe hyperémotif et hypersensible des Poissons en I.
Avec cela, il recherchait d'une façon inconsciente, une "épouse - maman - maîtresse" très maternelle dont il serait le mari et le petit enfant à la fois. Or, il ne semble pas avoir trouvé tout cela chez sa femme ! Peut-être que chez Maddly sa dernière compagne, ces qualités étaient plus développées? Encore faudrait-il avoir leurs thèmes pour le dire.
Puis, comme si cela n'était pas suffisant, il y a encore, le carré de Vénus au Taureau à l'Asc Verseau qui amène de l'instabilité dans sa vie affective et le doute dans sa capacité à aimer. Ce qui augmente bien sûr les risques de ruptures.
Ses problèmes avec sa famille, son pays et ses enfants relèvent de l'équation suivante :
Uranus, son maître de l'Asc Verseau est conjoint à Mercure, maître de IV et de VII, dans le signe du Bélier. Ces deux planètes font des carrés à Mars situé dans le secteur dans le secteur V et à Pluton, maître de IX au Cancer. On comprend ainsi facilement que :
Son "Moi uranien" ainsi que son esprit et son expression dans le signe agressif et machiste du Bélier sont au carré d'un Mars violent dans le secteur V, conjoint à Pluton, qui l'amène à une conduite explosive avec ses enfants et dans le cadre familial. Pluton au Cancer en MA est très destructeur dans les relations familiales et dans ses relation avec son pays, la Belgique flamande.
Cette configuration est encore aggravée par le quinconce que reçoit son Asc Verseau de ce Mars agressif dans le secteur V des enfants et dans le signe de la famille du Cancer. |
|
I - Quelques transits planétaires :
Il aime ses enfants à sa manière, mais il les supporte mal. Ainsi, pour leur faire plaisir, il les invite à faire des croisières. Mais, le 1° juin 1974, à l'occasion d'une fête organisée à bord par ses filles, l'ambiance est tendue et la fête tourne au désastre à cause d'une querelle entre Chantal et son père.
Au niveau des transits, nous allons voir que le schéma de la figure n° 3 qui détaille avec précision les configurations astrales responsables de ses problèmes avec ses enfants et sa famille sont réactivées par les mouvements planétaires du 1° juin 1974 : En effet, nous voyons que la conjonction natale du "Moi uranien" au Bélier à Mercure, maître du secteur V des enfants, dans les secteur I de sa personnalité, malgré un trigone à cette conjonction de Neptune, le dévouement, qui transite au Sagittaire en X, malgré cela, la conjonction en question est bombardée par de très mauvais aspects :
Mercure, le dialogue, la parole, maître du secteur IV de la famille, du secteur V des enfant ainsi que Saturne, la froideur, maître de l'Asc Verseau et du secteur XII des épreuves transitent dans le signe de la famille du Cancer et dans le secteur V des enfants.
A partir de cette position, ils font des carrés à Uranus natal, maître de l'Asc Verseau conjoint à Mercure natal en I dans le signe agressif du Bélier. Inutile de vous dire que le climat était très lourd et conflictuel entre Jacques Brel et ses enfants.
De plus, la conjonction natale du "Moi uranien" au Bélier à Mercure, maître du secteur V des enfants, dans les secteur I de sa personnalité, reçoit aussi une opposition de Pluton qui transite en Balance et en VII. Ce qui fait de lui un individu marginal, indiscipliné avec un caractère et un esprit anxieux, angoissés et explosifs. Ses rapports avec les autres dans la société ne devaient pas être faciles à cette époque.
D'autant plus explosif qu'en mondial, il y a dans son ciel de naissance un carré entre Mars qui transite au Cancer et en VI et Uranus, maître de son Asc., qui transite en Balance en VIII. Cet aspect existant dans son natal, il s'agit "d'un transit par induction" qui va crée dans le cercle familial et conjugal un climat vraiment très explosif.
Et comme s'il en avait encore vraiment besoin, Uranus transite en plus en opposition de Soleil natal. Et selon l'astrologue ANTARES, avec ce transit, l'individu agit comme un despote, un dictateur avec des accès de colère et sautes d'humeur explosives si l'on ne va pas dans le même sens que lui.
Et la cerise sur le gâteau en ce qui concerne ces mauvais transit c'est la Lune, également maître du secteur V des enfants, qui transitait ce jour là, en plein sur le conflit.
Mais çà n'est pas fini, car le 22 décembre 1974, Jacques Brel, sa compagne Maddly et sa fille France repartent en croisière. Et comme le climat astral n'est guère meilleur, en janvier 1975, à l'arrivée du bateau en Martinique, une nouvelle querelle éclate avec sa fille France qui quitte le bateau. En nous resservant du même schéma, en janvier 1975, nous pouvons voir que les sources majeures de conflit sont toujours présentes :
Saturne transite toujours dans le signe du Cancer de la famille et dans secteur V des enfants. Il est maintenant entre le Mars et le Pluton du natal, toujours au carré de la conjonction natale Mercure - Uranus au Bélier en I provoquant le même climat agressif qu'en Juin 1974.
Ce même Saturne en transit fait un carré à Pluton qui transite lui en VIII, en Balance et qui est toujours en opposition à la conjonction natale Mercure - Uranus au Bélier en I, faisant de lui un individu marginal, indiscipliné au caractère, à l'esprit anxieux, angoissés et explosifs qui enveniment ses rapports ses enfants et avec les autres dans la société.
Il est mort le 9 octobre 1978 des suites de son cancer du poumon. Il n'est pas décédé d'une mort accidentelle ni violente comme Coluche ou Balavoine, mais d'une usure du corps par sa maladie. Il n'est nullement question ici de prédire la mort, mais de déceler par les transits, les éventuels risques pour la vie.
J'ai souvent remarqué que lorsque la mort rôde, qu'il y a du danger pour la vie, Saturne et Pluton, les deux croque-morts ne sont jamais loin l'un de l'autre. Mais, il arrive aussi très souvent que le complexe mortifère en question se reproduise par des analogies comme c'est précisément le cas ici :
De tous les nombreux transits bons et mauvais que nous voyons ici, le complexe mortifère apparaît d'une manière indirecte avec la Lune qui transite dans le signe Saturnien du Capricorne en opposition à Pluton ( et Mars) au Cancer dans l'axe VI - XII de la santé. En fait, c'est la Lune qui branche directement le signe saturnien du Capricorne sur Pluton au moyen d'une opposition.
D'autre part, nous pouvons observer aussi un axe Vie – Mort , Taureau - Scorpion où transitent Uranus, maître de l'Asc Verseau entouré des deux maîtres du secteur VIII de la mort.
Enfin, pour finir ont peu y ajouter un axe II - VIII de la mort où, transitent Pluton entouré du Soleil et de Mercure.
Conclusion : On peut dire que l'excellent chanteur et comédien qui s'appelait Jacques Brel fut un homme qui a obéi d'avantage à ses pulsions qu'à une notion de logique et de bons sens. Il est vrai qu'à son époque, comme à la mienne, l'éducation étaient axée sur des préceptes religieux visant à sauver son âme en négligeant le corps source du péché. Cette éducation ne comportait aucunes règles pour mener une vie saine visant à protéger sa santé. C'est pourquoi, Jacques Brel a inconsciemment collaboré avec sa maladie qui va le mener prématurément à la mort.
|
|
Hubert BREGENT |