Maurice Druon,
poète, sage et visionnaire
On reconnaît la grandeur
d’une œuvre à la pertinence de son propos à travers le
temps. En 1967, Maurice Druon prononçait au sein du Centre
International d'Astrologie (CIA) un discours dont les
décennies exaltent la lucidité (1).
Avec l’érudition et le style impeccable qui devraient faire
tout académicien, cet illustre amoureux d’Uranie proposait
des réponses à la question qui hante toujours nos esprits :
pourquoi tant de haine et de peur envers l’astrologie ?
L’astrologie postule un ordre cosmique naturel et
intelligent, indépendamment de la thèse d’un créateur ou
d’une génération spontanée. Une hypothèse audacieuse qui,
loin d’asservir les hommes, pourrait être perçue comme
hautement subversive par ceux qui les gouvernent sous toute
forme que ce soit… Osons prolonger ici la pensée sulfureuse
de Maurice Druon en écrivant que cette organisation
universelle que l’astrologie décrit pourrait, si nous
prenions le temps de l’étudier pour en comprendre les lois,
constituer une voie de salut face aux désastres écologiques
où nous a mené notre anthropocentrisme forcené.
L’Homme doit être attentif à la fois à son
environnement et à lui-même pour retrouver une symbiose.
Mais comme l’écologie, l’astrologie dérange. La vérité
aussi. Plus encore peut-être nous irritent ceux qui
cherchent la vérité à travers l’étude de l’astrologie comme
discipline écologique? Maurice Druon invitait en 1967 nos
scientifiques à emboîter le pas de leurs homologues russes
pour expérimenter sans à priori et avec le plus grand
sérieux les postulats des astrologues contemporains. Il
aurait pu suggérer aussi aux médias, en ce siècle de
nouvelles technologies et de « hypo-communication », de
relayer ces informations (en dépit de leur faible valeur
marchande ?).
Maurice Druon vient de nous quitter mais celle qu’il a
soutenue avec courage et brio, la corporation
professionnelle des astrologues représentée aujourd’hui par
la FDAF, tient à lui rendre hommage en rappelant ce discours
historique pour sa discipline, et pour tous les humanistes
décidés à employer leur volonté, leur intelligence et leur
libre-arbitre pour sortir le monde de la crise qui l’ébranle
aujourd’hui.
L’humanité ne vaut-elle pas qu’on y mette ce prix ?
Fédération
Des Astrologues Francophones

(1)
Extraits disponibles dans L’Astrologue n°1, 1er
trimestre 1968, Editions Traditionnelles